Sapir, ça pue vraiment très fort

Le réseau Twitter permet, par la concision qu’il requiert, de saisir en un clin d’oeil l’ampleur de la dérive de l’économiste Jacques Sapir.

tweet de Sapir
Tweet (supprimé depuis) de Jacques Sapir (il n’assume pas encore complètement d’être devenu un gros réac ?)

tweet de Sapir

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Tweets de Sapir toujours en ligne

 

tweet du FN
Tweet du FN

Autrefois classé à gauche, Sapir développe depuis plusieurs mois l’idée d’alliance entre « souverainistes des deux rives », fricotant tout à la fois avec Montebourg, Chevènement ou Dupont-Aignan, affirmant dès l’été 2015 : « On ne peut plus nier que le FN ait changé », et prônant donc d’étendre cette alliance anti-euro à un « parti issu du FN ».
En cet automne 2016, Sapir a donc franchi un Rubicon brun, dans lequel il trempait déjà jusqu’au cou, en participant par vidéo aux « Estivales » du FN du 17 et 18 septembre. Comme si cela ne suffisait pas, il a aussi fait l’apologie le 11 septembre — sur Twitter, donc — de Jean-Paul Brighelli, le médiatique « réac-publicain » (voir aussi le portrait qu’en fait Grégory Chambat) au sujet duquel B. Girard explique :

« La prise de parole de Brighelli à un meeting du FN, son implication décomplexée à la campagne électorale de l’extrême-droite (voir ses fonctions nationales dans le parti de Dupont-Aignant) ne sont pas un accident, pas davantage une nouvelle manifestation d’un carriérisme débridé, de longue date attesté. Cela fait tellement longtemps que Brighelli occupe le devant de la scène médiatique avec les mêmes rengaines reprises par des médias et des éditeurs chez lesquels il a manifestement toutes ses entrées. Au-delà de l’expression d’un ego personnel manifestement surdimensionné, ce que révèle cet épisode, c’est la porosité des frontières entre une certaine mouvance « réac-publicaine » dont Brighelli est un représentant notoire et le projet politique autoritaire/identitaire d’un parti d’extrême-droite. »

En effet, ce chantre de « l’école à l’ancienne » qui avait déjà rendu hommage au Collectif Racine, l’organe frontiste du FN en milieu enseignant (voir l’article de La Horde sur l’histoire des tentatives du FN pour gagner l’école), devait lui-même être invité en chair et en os quelques jours plus tard par le FN pour cracher sa haine du « pédagogisme » et entonner un couplet décliniste aux accents identitaires qui ne pouvait que faire la joie des frontistes… et de Sapir, bien sûr.

Sapir, ça pue toujours plus fort.

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